Papet de poireaux

Il y a des expressions typiquement suisses romandes qui me manquent terriblement quand je parle à des français. Par exemple, « papette ». En gros, ça veut dire « qui a la consistance de la neige mouillée ». Ça tombe bien, c’est de saison. Mais pas super appétissant. Alors qu’un bon papet, quand il fait froid dehors, y a pas grand chose de meilleur.

C’est une de ces recettes traditionnelles familiales, chacun a sa façon de le préparer, ses petits secrets, je vais probablement me faire traiter d’hérétique mais :

Ingrédients (pour 2 personnes) :
– un beau gros poireau (ou plusieurs petits)
– 3-4 patates
– vin blanc
– bouillon
– de la crème
– une saucisse aux choux.
Qui est une spécialité vaudoise probablement introuvable en France, désolé. En plus, vous manquez quelque chose. Là, à cause de l’amitié entre les peuples, j’ai fait mon papet avec de la Morteau, c’est un sacrilège (mais c’était très bon). L’avantage de la saucisse aux choux, c’est que comme l’intérieur se sépare, contrairement à la plupart des autres saucisses, on peut la mélanger aux légumes, c’est sympa et très régressif, comme disent les blogueuses culinaires.

Tu vas voir, c’est ultra compliqué.
Couper tes poireaux en deux, bien les nettoyer, puis couper en rondelles de 2-3 cm. Couper les patates en carrés (ça cuit mieux quand c’est des petits carrés, mais on fait pas de la cuisine moléculaire non plus, oui, voilà, comme ça, c’est parfait).
Ajouter 1 déci de vin blanc et autant de bouillon. Porter à ébullition, ensuite baisser le feu, couvrir et laisser mijoter. Pendant ce temps, préparer la saucisse, 40 minutes, dans de l’eau frémissante. Certains font tout cuire ensemble, mais c’est bien trop gras: je préfère la laisser cuire à part puis, 10 minutes avant la fin de la cuisson environ, l’ajouter aux légumes, histoire que ça donne bien du goût.
C’est prêt quand c’est papet : les patates sont tendres, les poireaux sont fondants… On retire alors la saucisse, on ajoute un peu de crème, on laisse cuire un peu le temps que ça épaississe un peu et on sert bien chaud, avec un verre de blanc vaudois évidemment.

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